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Stallman a Ginevra, 2010 #loptis

8 Comments

Questo post nasce da un commento che avevo fatto il 10 febbraio 2014 al post Il software libero ti libera – #loptis di Andreas Formiconi (5 febbraio 2014). In risposta a un altro commento di Magister13 sui problemi di compatibilità che nascono quando una scuola adotta i software liberi ma la gerarchia educativa no, citavo il caso di Ginevra, dove le scuole e la gerarchia hanno adottato i software liberi (progetto GeLibrEdu), però il sito dedicato al loro scopo e uso educativi non consente di streamarvi video OGG.

Facevo in particolare l’esempio paradossale del video dell’intervista a Richard M. Stallman fatta a Ginevra da GeLibrEdu nel 2010, che, per questo motivo è dovuto essere incorporato come file flash in http://wwwedu.ge.ch/sem/gelibredu/ , però con un link per scaricare il file .ogg libero zippato: http://wwwedu.ge.ch/sem/gelibredu/Stalmann_720x480.zip [sic]. Siccome quel file è molto pesante (277 Mb) dicevo di voler “farne un file audio in mono a 56 kb/s che sbatterò online da qualche parte e trascriverò.”

Adesso l’ho fatto:

Versione audio derivata

Stallman à Genève, 2010 (audio – OGG)

Con sottotitoli francesi traducibili in altre lingue: amara.org/videos/hmqnY0stGfgX/info/richard-stallman-geneve-2010-audio.

Video sottotitolato

(aggiornamento 13 febbraio 2014: il file .ogg nello zip da scaricare funzionava sì come video con VLC, ma veniva inteso e reso come file audio dal software dell’Internet Archive; allora gli ho cambiato l’estensione in .ogv e l’ho ricaricato in https://archive.org/details/Stalmann_geneva_video , poi gli ho aggiunto i sottotitoli fatti con Amara. Adesso lo inserico secondo le istruzioni in http://en.support.wordpress.com/videos/the-internet-archive/ )

Per attivare i sottotitoli, cliccare sul pulsante CC negli strumenti di navigazione del player, in basso.

Trascrizione

(scaricata come TXT dalla pagina dei sottotitoli francesi amara.org/en/videos/hmqnY0stGfgX/fr; gli intertitoli sono quelli che appaiono nel video, ripresi nei sottotitoli)

[Richard M. Stallman] Je suis Richard Stallman, fondateur du Mouvement du Logiciel Libre. J’ai lancé le mouvement à l’année 83, parce que je voulais pouvoir utiliser un ordinateur en liberté, ce qui était impossible avec les systèmes d’exploitation privateurs qu’il y avait à l’époque. Donc, pour pouvoir utiliser un ordinateur en liberté, il fallait d’abord construire un système d’exploitation libre, c’est-à-dire qui respectera la liberté de l’utilisateur.

La liberté et son rôle pour l’enseignant

Un programme est libre s’il respecte la liberté et la communauté des utilisateurs. Il y a deux possibilités avec un programme: ou les utilisateurs ont le contrôle du programme, ou le programme a le contrôle des utilisateurs. Le premier cas, c’est le logiciel libre, le deuxième cas, c’est le logiciel privateur, c’est-à-dire qui prive de la liberté aux utilisateurs.

Pour que les utilisateurs aient le contrôle du programme, ils doivent avoir les quatre libertés essentielles — c’est la définition plus spécifique: la liberté 0 est la liberté d’exécuter le programme comme tu veux; la liberté No 2 [sic: en fait 1?] est la liberté d’étudier le code source du programme et de le changer, pour qu’il fasse ton informatique comme tu veux; la liberté No 2, c’est la liberté d’aider les autres, c’est la liberté de faire et diffuser des copies exactes du programme, quand tu veux; et la liberté No 3, c’est la liberté de contribuer à ta communauté, c’est la liberté de diffuser des copies de tes versions modifiées, quand tu veux.

Si chaque utilisateur a ces quatre libertés, les utilisateurs ont le contrôle du programme, individuellement et collectivement à la fois. Pourquoi enseigner des logiciels libres dans les écoles? Pour diriger la société vers la liberté, parce que l’inertie sociale dirige la société dans le chemin où elle est, c’est-à-dire le chemin à toujours moins [de] liberté, toujours plus de pouvoir injuste.

Et comment changer le chemin? Il faut un effort, et les écoles doivent le faire. Les écoles ont une mission sociale, c’est-à-dire d’éduquer des bons citoyens d’une société forte, indépendante, capable, solidaire et libre.

C’est dans tous les champs de la vie, mais dans l’informatique, qu’est-ce que ça veut dire? Ça veut dire enseigner l’utilisation des programmes libres, et pas des programmes privateurs.

[GeLibrEdu] Dans le cadre de notre migration vers Ubuntu et vers les logiciels libres en général, il y a un certain nombre d’habitudes qui ont été prises par le personnel technique, les gens qui ont l’habitude d’utiliser Novell, Cisco, Microsoft, Exchange etc. Et eux considèrent les logiciels libres en général comme du bricolage, comme quelque chose pour les touristes.

[Stallman] Leur opinion ne doit pas être prise en conscience, parce qu’ils n’apprécient pas la liberté, évidemment. Elle pose la mauvaise question, et ils trouvent la mauvaise réponse, naturellement. Les décisions dépendent des buts. Si le but est éduquer une société libre, on trouve qu’il faut enseigner des programmes libres, mais quelqu’un qui ne valorise pas la liberté choisirait d’autres moyens pour arriver à [d’]autres destins.

Etre surveillé, contrôlé: quel impact?

Les écoles utilisent toujours le reproducteur de flash d’Adobe, par exemple: un programme privateur qui contient des fonctionnalités malveillantes de surveillance et de restrictions à l’utilisateur. Il faut ne pas l’installer. Quand il y a une habitude assez forte dans la société qu’il faut changer, il faut pressionner fort, plus fort que l’habitude.

Rôle et responsabilité des enseignants-es

Le programme privateur est un instrument de pouvoir injuste. Et pour comprendre le résultat, nous pouvons avoir recours à l’analogie entre les programmes et les recettes de cuisine, parce que les deux sont des œuvres fonctionnelles, c’est-à-dire, on n’écrit pas un programme pour admirer le code source, mais plutôt pour l’utiliser. Et c’est la même chose avec une recette: on n’écrit pas normalement une recette pour admirer le texte, mais plutôt pour préparer un repas.

Donc, les deux sont des séries d’étapes à faire pour arriver au résultat désiré. Imagine qu’un jour, l’Etat dit à tout le monde: “Depuis aujourd’hui, si vous copiez ou changez une recette, nous vous appellerons pirates et nous vous mettrons en prison.” Imaginez la colère de tous les citoyens, à être traités comme ça. C’était avec la même colère que j’ai lancé le mouvement des logiciels libres.

Tous les utilisateurs du privateur doivent être — doivent avoir la même colère.

[GeLibrEdu] C’est une vraie question qui ressort régulièrement de la part des enseignants, en particulier des enseignants des écoles professionnelles. Donc les élèves, quand ils sortent, ils vont avoir un métier dans les banques, ou dans les assurances, ou dans le commerce, etc.

[Stallman] Oui.

[GeLibrEdu] et ils vont utiliser Windows, qui est le standard,

[Stallman] Pas forcément:

[GeLibrEdu] ils vont utiliser Microsoft …

[Stallman] Peut-être aujourd’hui, c’est comme ça, mais il faut le changer, et comment le changer? Une manière, légitime, est d’enseigner dans les écoles l’utilisation de logiciels libres. Ça facilitera la migration des entreprises aux logiciels libres, aussi.

Donc il y a le choix entre propager l’inertie sociale, ou changer le chemin de la société. Il y a beaucoup de formes de l’inertie sociale. L’inertie sociale est le plus grand obstacle à l’adoption des logiciels libres. Donc, nous devons chercher des moyens à surmonter l’inertie sociale et parvenir à changer le chemin de la société.

[GeLibrEdu] Du point de vue individuel, ça impliquerait que chaque enseignante et chaque enseignant changent sa manière de penser. Qu’est-ce que vous pourriez dire à cet enseignant et à cette enseignante pour l’aider, pour le convaincre de faire l’effort?

[Stallman] D’abord, il faut reconnaître l’injustice du logiciel privateur pour savoir pourquoi il vaut la peine d’arrêter de l’enseigner. Bien sûr, s’il n’était qu’un changement, on pourrait répondre: “Pourquoi est-ce que je dois faire ce travail supplémentaire?” Pour la liberté et l’indépendance de tout le monde. C’est pour rejeter le système de colonisation numérique dont le logiciel privateur est l’instrument.

Et les fonctionnalités? ça compte pas?

Il faut faire tout le possible pour promouvoir le logiciel libre, pas seulement comme un second choix, parler des bienfaits pour les enseignants est mettre l’emphase sur une question secondaire. Il faut le faire, c’est le devoir de l’école.

Enseigner l’utilisation d’un programme privateur, c’est comme répandre l’addiction entre les élèves. Il faut ne pas le faire. C’est enseigner la dépendance.

Pourquoi est-ce que beaucoup de développeurs de logiciels privateurs offrent leurs programmes gratuitement aux écoles? C’est parce que la première dose est gratuite: pour créer la dépendance, pour que les élèves sortent dépendants. Et, après d’être dépendant, changer est difficile.

(GeLibrEdu – http://icp.ge.ch/sem/gelibredu/ )

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Author: Claude Almansi

Freelance translator and subtitler, former teacher, human rights advocate - hence my interest in accessibility.

8 thoughts on “Stallman a Ginevra, 2010 #loptis

  1. Grazie Claude. E così si scopre che Stallman sa il francese 🙂

  2. E anche molto bene! Con appena ogni tanto una lieve interferenza dallo spagnolo, che forse padroneggia ancora meglio (vedi El Software Libre y la educación).

    A settembre 2003, era già venuto a Ginevra a dare un’altra conferenza, al CERN (cfr la pagina con il video). Il giorno prima, eravamo andati ad esplorare un po’ una riunione preparatoria del Vertice mondiale sulla società dell’informazione (avvenuto poi a dicembre). Lui, soprattutto, si aggirava nei corridoi e si fermava ad ascoltare gruppi che discutevano progetti ICT4D (TIC per lo sviluppo), e afferrava al volo i punti principali, che la lingua usata fosse l’inglese o il francese. Poi se del caso, faceva suggerimenti pertinenti.
    Era affascinante la sua capacità di adattarsi al livello di preparazione tecnica degli altri: quando dà una conferenza, o anche nell’intervista di cui in questo post, ogni tanto ci va giù un po’ pesante con l’evangelizzazione – però se parla con persone che non hanno mai sentito parlare del movimento del software libero, sa introdurlo in modo pertinente a quel che vogliono fare.

  3. Sì, ho avuto le stesse impressioni. È venuto a Firenze un paio di volte. Basta glissare quando si ricorda di essere Saint IGNUciusQui i particolari. L’aureola è uno di quegli hard disk che usavamo negli anni 70…

  4. Io negli anni 70 usavo una macchina da scrivere meccanica scassata 😀 Ma una mia amica aveva accesso a una IBM elettrica sulla quale batteva i testi che un traduttore registrava col dettafono. La pagava maluccio, ma la lasciava usare il suo ufficio per conto suo. Allora avevamo fatto uno scambio: le baby-sittavo la figlia quando aveva corsi all’università fuori orario dell’asilo, e lei mi ribatteva in bella lo schifo di dattiloscritto della dissertazione di laurea: economia grigia versione CH.

    Guarda sopra che alla fine ho embeddato anche il video sottotitolato. Ma ci vuole un carro armato per caricarlo…

  5. Ciao Claude, che bello scoprire che a Ginevra usano il software libero a livello di ufficio scolastico! Speriamo che prima o poi anche da noi si decidano a uniformare un po’ il tutto e a non costringere le scuole che già usano il software libero a rincorrere una copia di Excel in extremis durante gli esami di terza media perché il file che arriva dal ministero è in Excel e non si può convertire in altro formato!
    Ne approfitto per chiederti se mi ricordi di quel sito di cui avevi parlato tempo fa, che serve a creare una specie di repository di pagine web che magari non sono più disponibili sul sito originario.
    Sto seguendo un MOOC di European Schoolnet su Future Classroom Scenarios, insieme a diversi colleghi (anche il nostro Tino) e ci stavamo chiedendo se esiste un modo di salvare queste pagine quando il corso sarà finito. Loro dicono che sarnno disponibile solo fino al 31 maggio, ma ci sono tante cose interessanti dentro, soprattutto nei commenti dei partecipanti (spesso sotto forma di Tricider e Padlet). I video si trovano comunque su Youtube, ma tutto il resto rischia di andare perso.
    Sai darmi un consiglio?
    Grazie mille!

    • Ciao Luisella,

      Che bello ri-sentirti

      Per la tua domanda, il problema è che quel corso non è un MOOC (né pretende di esserne uno, perlomeno): è un corso tradizionale chiuso da login. Perciò non se ne possono archiviare i contenuti ospitati su http://www.europeanschoolnetacademy.eu/ con uno strumento come http://www.webcitation.org/

      Ci sarebbe un trucco: social bookmarking con Diigo, copiando l’intero contenuto della pagina nei commenti al segnalibro corrispondente, oppure in un “topic” se crei un gruppo apposito – vedi quello che avevo iniziato per Introduction to Communication Science che si presentava come un MOOC ma non ne era uno, visto che era chiuso nella piattaforma Coursera.

      Lungo, e in questo caso, con problemi giuridici, però, visto che non pretende nemmeno di essere un MOOC. Dovresti prima ottenere il consenso degli aventi diritto (oltre ai docenti, tutti i partecipanti che hanno scritto cose che vuoi conservare): saranno tanti, no?

      Mi spiace di non poter essere più positiva.

      Ciao

      Claude

      • Sì, hai ragione, non è un MOOC (e ora che ne sto facendo uno anche su Coursera, ho ben chiaro che nemmeno quelli sono veri MOOC anche se quelli invece pretendono di esserlo…). Grazie per le informazioni, mi sa che non se ne fa di nulla, tutt’al più ci faremo una cartella Google Drive con i materiali scaricabili e ci bookmarkeremo su Diigo i vari video.
        Infatti hai ragione, i docenti che stanno partecipando sono veramente tanti e ovviamente loro commentano e scrivono in un ambiente “protetto” da login, magari non tutti vorrebbero vedere i loro commenti pubblicati altrove.
        Grazie! Da domani sarò a Ginevra da amici, fino a domenica.
        Mi faccio anche un giro al CERN, magari trovo Stallman e ci faccio due chiacchiere 😉

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